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  • L'historienne

Un émerveillement qui vaut de l’or…

Le film « De l’émerveillement naît le respect » a été récompensé aux Deauville Green Awards par un trophée d’or dans la catégorie Éco-tourisme et voyages responsables. Réalisé à partir des images tournées par Ségolène Cavelot, diplômée de l’école Boulle, découvrez l’histoire d’un film « ovni » dans un festival international…


« Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous… »

Artiste engagée, Ségolène Cavelot a créé une association, Les expéditions de la Tour des Anges pour transmettre par ses créations son émerveillement face à la nature auprès d’élèves et de leurs parents. Après avoir envoyé son dossier pour une résidence d’artiste au Groenland, sa candidature a été acceptée : elle passera le mois de mars 2020 à créer afin de sensibiliser aux beautés de la nature pour donner envie de la préserver.


Pendant ce temps, à V̵e̵r̵a̵ ̵C̵r̵u̵z̵ L’Aigle, une cliente pousse les portes du magasin de décoration La Belle au Bois d’Argent, afin de trouver un cadeau pour une personne qui l’avait invitée. Comme la cliente est réalisatrice, la commerçante lui parle d’un projet de vidéo pour faire la promotion de ses produits pour Noël. Le projet est lancé, le film voit le jour, la magie de Noël opère.


Ces deux rendez-vous ont convergé vers un message reçu le 13 février 2020, à une époque où le Covid n’était encore qu’un virus dans une province éloignée de Chine qui n’inquiétait pas encore notre monde occidental.

Je réponds :

Je pourrais m'occuper avec grand plaisir de réaliser un montage avec vos images ! Cela me permettrait de voyager par procuration avec vous...

Entre temps, le Covid s’étant invité de manière inattendu dans tous les rendez-vous, Ségolène aura finalement passé 2 mois à Akunnaaq, ce qui a enrichi davantage sa réflexion sur notre rapport à la terre, mais aussi son travail de recherche et de création. Début mai, elle me recontacte :

Je suis revenue du Groenland (ils m'ont retenue 1 mois de plus). Je reste motivée pour réaliser une petite vidéo avec vous si ça vous tente 🙂

Pourquoi un film ?


Ségolène est rentrée en France avec des centaines de photos, vidéos, sons, œuvres, notes,… qu’elle avait produits au Groenland. Elle devait alors se concentrer sur un objectif : une exposition mettant en avant sa démarche artistique et environnementale qui eut lieu du 15 juillet au 21 septembre 2020 au Musée d’Art et d’Archéologie de Périgueux. Cette exposition devait être accompagnée d’un film pour expliquer la démarche aux visiteurs.



Une réalisation atypique


Une fois toutes les productions reçues, « L’historienne » s’est mise au travail. J’ai décortiqué toutes ses images, ses vidéos, ses sons, ses œuvres, pour m’immerger dans son univers et son voyage. Puis j’ai lu les premières retranscriptions de ses carnets de voyage qu’elle avait partagées sur la page Facebook de son association. Je n’avais plus qu’à écrire la partition du film.


Avec ses propres phrases découpées, et recollés, j’ai écrit la narration du film et je lui ai proposé un texte qu’elle enregistrerait en voix off. C’est son voyage, son expérience, il était donc important qu’elle en parle elle-même, avec ses propres mots. Après quelques petites corrections, il n’y avait plus qu’à enregistrer la voix et à choisir les musiques.


Une fois la partition écrite, il ne restait plus qu’à la jouer en montant les images sur la bande son. Le film vit le jour, sans que les deux protagonistes de l’histoire ne se soient rencontrés.



Une diffusion intimiste


C’est donc dans la salle d’exposition du Musée d’Art et d’Archéologie de Périgueux que le film a été diffusé en boucle. Tout en admirant les œuvres de Ségolène, les visiteurs pouvaient connaître sa démarche en écoutant ou regardant le film. À ce jour, le personnel du musée doit toujours connaître la bande son par coeur :)


Une première rencontre


Sur le chemin des vacances, L’historienne ne pouvait résister à la tentation d’aller découvrir l’exposition et de faire la connaissance en chair et en os de Ségolène Cavelot. Nous nous sommes donc rencontrées pour la première fois.


Et les Deauville Green Awards dans tout ça ?


L’association Les expéditions de la Tour des Anges a comme ambition de mettre en valeur les beautés de notre planète et les initiatives écologiques positives pour s’émerveiller et donner envie de protéger notre environnement sans tomber dans le moralisme. À travers son association, Ségolène a prévu de faire un grand voyage tous les cinq ans, et des voyages éco-responsables et plus locaux chaque année. De ses voyages, il en sortira des œuvres et des interventions dans les écoles pour transmettre émerveillement et initiatives positives auprès des plus jeunes.

Comme toute association, Ségolène a besoin de financements et donc de visibilité pour pouvoir continuer ses actions. C’est là que j’ai eu une idée : et si on inscrivait son film aux Deauville Green Awards, LE festival international du film responsable ?


Avec son accord, j’ai donc inscrit le film de l’exposition, dans l’espoir qu’il puisse atteindre la finale dans mon rêve le plus fou.

Je vous laisse imaginer l’état de JOIE et d’excitation quand nous avons appris que le film auto-produit arrivait en finale d’un festival pour lequel 500 films s’étaient inscrits…

Y aller ou ne pas y aller, telle est la question…


Participer à un festival a un coût non négligeable, et la question de notre venue pour un hypothétique prix s’est posée. Effectivement, le fait d’être en finale était déjà inespéré, et nous ne pensions absolument pas gagner un trophée d’Or dans notre catégorie. L’événement hybride permettait de suivre le festival à distance, cela nous suffisait…


Mais La Belle au Bois d’Argent a sorti sa baguette magique et nous a poussées à y aller pour soutenir le projet des Expéditions de la Tour des Anges.

2 jours de conférences, de films et de belles rencontres…


Les 16 et 17 juin derniers, Ségolène et moi nous sommes donc retrouvées à Deauville où nous avons pu nous nourrir, nous enrichir, réfléchir, rencontrer… autour des thématiques du développement durable. Le festival a eu lieu dans le tout nouveau centre culturel de Deauville, Les Franciscaines, ancien couvent modernisé et ré-emmenagé dans le respect de son histoire.



Nous avons entre autre participé à une table ronde très intéressante sur « L’odyssée de l’espèce » avec des intervenants passionnants comme Jean Jouzel (climatologue au GIEC), Marie-Monique Robin (journaliste), Isabelle Wachsmuth (OMS), Jonathan Attias (auteur de La Désobéissance Fertile), Christophe Sommet (Ushuaia TV), et surtout Marc Dufumier (Agronome) avec qui nous avons eu l’honneur de déjeuner et d’échanger dans la joie et l’humour.




Au gré des projections et des conférences, nous avons rencontré des personnes très différentes qui défendaient toutes des causes, des problématiques, des associations, des entreprises… Autant de sujets qui redonnent de l’espoir et l’envie de mettre le développement durable au centre de chacune de nos décisions.


À l’issu de ces deux journées, Ségolène s’est payé le luxe d’un petit bain de mer impromptu avant la remise des prix (on ne change pas une Bretonne). Nous y sommes restées par curiosité et pour applaudir certaines de nos nouvelles connaissances.


Quand ils ont annoncé le trophée d’Or de la catégorie Eco-tourisme et voyages responsables, nous ne nous y attendions absolument pas. Nous nous sommes parées de nos sourires d’enfants pour descendre les marches et recueillir le beau trophée.


Nous avons fait de nouvelles rencontres à l’issue de la remise de prix, en particulier avec les filles en or des Acteurs du Possible, que je vous invite à découvrir à travers leur site.



Et après ?


Après ces deux jours inspirants, j’ai bien sûr plein de nouvelles idées pour mes clients engagés auprès de notre société… De nouveaux projets vont sans doute voir le jour, sans pour autant abandonner mes clients fidèles. Stay tuned :)

Vous pouvez regarder en replay les conférences et les films lauréats de chaque catégorie sur la page YouTube du festival..